Chronique d’écriture : 23 septembre 2019

Le brouillon de cet article repose dans mes fichiers, vide, depuis plus d’un mois. Alors que ma paresse aurait été autrefois l’unique responsable de ce retard, je suis heureuse de pouvoir proclamer son innocence. Car cette fois-ci, si je n’ai rien écrit, c’est parce que j’ai trop écrit !


Près d’une année s’est écoulée depuis ma dernière chronique d’écriture, publiée le 4 décembre 2018. Dans celle-ci, je partageais les résultats de mon défi NaNoWriMo : un mois national pour travailler sur sa propre histoire. Cette première participation m’avait satisfaite, mais elle n’avait été qu’un pas de débutant. En 30 jours, j’avais écrit un maigre 10 295 mots — plus que zéro, mais pas de quoi nourrir un roman.

Au fil des mois qui ont suivi cet événement, j’ai continué à me dédier à ce récit (un thriller, pour les curieux) jusqu’à ce que je m’approche de ses 30 000 mots. J’ai alors fait face à la réalisation suivante : mon histoire ne tenait pas debout. L’idée me plaisait toujours autant, mais je voyais bien que je n’étais pas encore l’auteure qu’il lui fallait. J’ai donc pris la décision de la mettre de côté pour me consacrer à un défi plus accessible.

Heureusement, pendant mes années de travail sur mon premier roman, j’avais déjà trouvé le sujet de mon deuxième projet. Je m’étais surprise plusieurs fois à rêvasser à son propos, presque déçue de me consacrer uniquement à mon thriller alors qu’une idée si attirante m’attendait. La passion pour cette nouvelle histoire reposait donc déjà en moi, et si j’avais continué à la faire patienter, je pense qu’elle aurait fini par me consumer.

C’était donc officiel : j’allais m’organiser tout l’été pour que le 1er septembre soit le début de cette nouvelle aventure pour moi. J’ai cherché une tonne d’outils et d’informations en ligne pour que je sois adéquatement armée contre mon défi, j’ai acheté un carnet dans lequel j’allais noter mon progrès quotidien, et je me suis ramassée avec bien plus que ce qu’il me fallait.

Une seule chose me manquait toujours : la discipline. Ou plutôt, la promesse de la discipline.

Car après 1239 jours consécutifs d’écriture, je me connaissais très bien. Si je ne souhaitais pas répéter mes échecs du passé, mes habitudes allaient devoir changer.

J’ai donc fait la liste du strict minimum que j’allais devoir accomplir quotidiennement pour atteindre mon objectif : 

  1. Au lieu d’écrire le soir, j’allais désormais écrire un minimum de 350 mots à mon réveil. Interdiction de toucher à n’importe quelle autre activité ou distraction jusqu’à ce que le quota ait été rempli.
  2. Si j’avais à choisir entre mon roman ou mon blog, mon roman allait désormais recevoir la priorité.
  3. D’ici le 1er décembre 2019, j’allais devoir compléter le premier brouillon de mon roman. En considérant un minimum de 70 000 mots pour y arriver, j’allais avoir besoin de 707 mots quotidiens. 

Trois règles simples à instaurer, mais difficiles à appliquer.

Sauf qu’à ma grande surprise — j’ai réussi à les intégrer dans ma vie.

Peut-être ma discipline perdra-t-elle son éclat au fil du temps, mais du 1er au 22 septembre, je n’ai pas désobéi une seule fois à mes règles. Il faut dire que j’ai volontairement consacré la journée du 21 à la rédaction de cet article, mais dès le lendemain, j’ai continué à respecter mes obligations.

Je ne me suis pas encore rendue au premier tiers de cette aventure, mais jusqu’à présent, j’ai avancé exactement comme j’espérais le faire. Et cela ne me donne non seulement de l’espoir pour que cet essai soit le bon, mais cela nourrit encore plus ma motivation.

À l’heure actuelle, en 22 jours d’écriture, le roman que j’écris (de la science-fiction, pour ceux qui sont toujours curieux) est composé de 17 519 mots. Il me reste 71 jours pour rejoindre la fin de ce projet. Le travail est loin d’être terminé, mais je n’ai jamais écrit aussi vite, et je n’ai jamais été aussi heureuse d’écrire. 

Pendant ces prochains mois de composition, j’essaierai de conserver le rythme de deux publications mensuelles sur ce blog, mais il est possible que cela change selon l’intensité avec laquelle je me plonge dans mon projet. Pardonnez-moi d’avance si jamais je m’absente — mon roman est jaloux.


Pour ceux qui souhaiteraient suivre mon parcours de plus près, j’ai créé un nouveau compte instagram : mamakiares. Celui-ci sera tenu plus actif que mon blog pour les mois à venir, car je l’utiliserai pour noter mon progrès et partager en même temps mes innombrables photos du ciel.

Laisser un commentaire