Critiques rapides : 5 avril 2017

Je vous parle aujourd’hui de deux récentes lectures :

  • Ce qui nous lie par Samantha Bailly
  • Partir par Tina Seskis


— Ce qui nous lie, de Samatha Bailly.

(282 pages)

Peu après la mort de sa grand-mère, Alice obtient le don de voir les liens entre les gens. Ils lui apparaissent sous la forme de fils lumineux, variant en épaisseur selon la distance qui sépare les deux individus reliés. Elle est déstabilisée par la nouvelle réalité que ce pouvoir lui présente : elle peut désormais apercevoir de ses propres yeux l’infidélité des couples l’entourant. Elle passe donc plusieurs années à utiliser son don pour rendre honneur à la vérité, détruisant relation après relation… Jusqu’à ce que la rencontre d’un homme ne possédant visiblement aucun lien vienne tout chambouler.

Lorsque j’ai soulevé Ce qui nous lie de l’étagère de ma bibliothèque, l’étiquette « Romance » lui avait été collée. Après en avoir fait la lecture, je me suis dit que la personne responsable de cette catégorisation s’était probablement basée sur son résumé seulement.

Après avoir terminé le roman, je n’en avais qu’une seule impression : ça avait été court. Pas dans le sens où j’étais triste parce que c’était génial, mais parce que j’étais confuse que tout se soit déroulé si rapidement. L’auteure avait eu une idée d’histoire, avait ensuite déterminé l’avant, le pendant et l’après, mais n’avait pas réussi à se décider sur quel élément était le plus important. Dans Ce qui nous lie, on nous présente plusieurs saveurs intéressantes : l’enfance étrange d’Alice, sa vie de jeune adulte où elle détruisait couple après couple, puis finalement son histoire avec Raphaël. Toutes de bonnes directions, mais l’auteure ne les a explorées que pendant quelques chapitres seulement. C’est bien dommage.

J’ai lu ce livre rapidement. Je l’ai apprécié. J’avais hâte de tourner chaque page. Mais à cause de cette insuffisance de contenu, je suis obligée de donner seulement 3 étoiles à Ce qui nous lie.


— Partir, de Tina Seskis.

(304 pages)

Une femme part vers l’inconnu en laissant toute sa vie derrière elle : un merveilleux mari, une maison de rêve, un bon travail. Pourquoi ? C’est la question à laquelle on tente de répondre en tournant les pages de ce roman.

Malgré la gravité de ses sujets abordés, Partir n’est pas une oeuvre que je qualifierais comme étant lourde ou même dramatique. On accompagne le cheminement d’Emily — ayant changé de nom pour Cat — qui recommence à zéro dans une autre ville, et l’auteure balance entre le présent et des bribes du passé qui pourraient nous aider à comprendre cette choquante décision. Cependant, ce n’est qu’au cours des trois derniers chapitres que l’on comprend réellement ce qui l’a poussée à abandonner sa vie d’autrefois. Cette ignorance pendant tout le long du roman ne m’a aucunement dérangée. J’ai adoré les personnages présentés dans le nouveau quotidien de Cat, et mon seul regret est qu’ils n’aient pas été tous aussi développés que je l’aurais souhaité. Mais contrairement à l’oeuvre précédemment critiquée, Ce qui nous lie, Tina Seskis a comblé ce vide en accordant une priorité évidente à son principal fil conducteur : l’évolution de Cat après son départ.

Mon appréciation du roman a été largement positive. J’aime beaucoup les romans qui nous valsent à travers une autre vie sans qu’on ne se rende compte des chapitres qui défilent, et Partir en fait partie. Malheureusement, lorsqu’est venu le temps des révélations à la fin du roman, je n’étais plus intéressée à les connaître. J’étais déjà trop charmée par la nouvelle vie de Cat pour me soucier de son ancienne. La raison m’a été dévoilée sans que je ressente le moindre choc, j’y ai simplement réagi avec un hochement de tête. En lisant les réactions des autres lecteurs, je me suis rendue compte que mon cas devait être particulier puisque la majorité des critiques pointaient la finale « poignante » et « surprenante » du roman.

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