Mes lectures en 2017

Au cours des douze mois de 2017, j’ai pu lire un total de 59 romans. Même si ce nombre n’est pas très éloigné du résultat de 2016, j’ai l’impression d’avoir investi beaucoup plus de temps dans la lecture cette année puisque je me suis attaquée à une majorité d’oeuvres très épaisses.

Voici la liste de mes livres lus cette année, ainsi que cinq critiques supplémentaires à celles publiées sur le blog. Si vous êtes intéressés à connaître mon avis sur un roman qui n’a pas encore été discuté, n’hésitez pas à me l’indiquer dans un commentaire !


Lectures marquantes
  • [5/5] 22/11/63 par Stephen King (critique ici)
  • [5/5] La fin des temps par Haruki Murakami
  • [5/5] Sphère par Michael Crichton (critique ici)
  • [5/5] Dernière chance pour l’humanité par Robert J. Sawyer (critique ici)
  • [5/5] Mars par Ben Bova (critique ici)
  • [5/5] The Kind Worth Killing par Peter Swanson
  • [4.5/5] En même temps, toute la terre et tout le ciel par Ruth Ozeki
  • [4.5/5] Écriture : Mémoires d’un métier par Stephen King
  • [4.5/5] Des fleurs pour Algernon par Daniel Keyes (critique ici)
  • [4.5/5] Dis-moi que tu m’aimes par Joy Fielding (critique ici)
Lectures appréciées
  • [4.5/5] La course au mouton sauvage par Haruki Murakami
  • [4.5/5] Pourquoi moi par Chelsea Cain (critique ici)
  • [4.5/5] Ça par Stephen King
  • [4/5] Muse par Mary Novik (critique ici)
  • [4/5] Satori par Don Winslow
  • [4/5] Le livre des choses étranges et nouvelles par Michel Faber
  • [4/5] Partir par Tina Seskis (critique ici)
  • [4/5] Le Fléau par Stephen King
  • [4/5] Funérarium par Brigitte Aubert (critique ici)
  • [4/5] To Kill a Mockingbird par Harper Lee
  • [4/5] Totale Eclipse par Liz Rigbey (critique ici)
  • [4/5] Furiously Happy par Jenny Lawson
  • [4/5] La fiancée du vent par Liliane Gourgeon
  • [4/5] Dark Eden par Chris Beckett
  • [4/5] Ivresse par Catherine Mckenzie
  • [3.5/5] READY PLAYER ONE par Ernest Cline
  • [3.5/5] Seul sur Mars par Andy Weir
  • [3.5/5] Cette impression qui n’a de nom qu’en français, et trois autres nouvelles par Stephen King
  • [3.5/5] Phobos #3 par Victor Dixen
  • [3.5/5] Dark Matter par Blake Crouch
  • [3.5/5] Le poison d’amour par Eric-Emmanuel Schmitt
Lectures fades
  • [3/5] Ce qui nous lie par Samatha Bailly (critique ici)
  • [3/5] Yesterday’s Gone par Sean Platt & David Wright (critique ici)
  • [3/5] La belle endormie par Elizabeth Taylor
  • [3/5] L’étreinte du mal par Chelsea Cain
  • [3/5] Les petites filles par Julie Ewa
  • [3/5] Eragon par Christopher Paolini
  • [2.5/5] Royal Romance par François Weyergans (critique ici)
  • [2.5/5] Sur mesure par Catherine Mckenzie
  • [2.5/5] Le Meilleur des mondes par Aldous Huxley
  • [2.5/5] Les pluies par Vincent Villeminot
  • [2.5/5] L’été où je suis devenue jolie par Jenny Han
  • [2.5/5] La Sélection par Kiera Cass
  • [2.5/5] Le troisième mensonge par Agota Kristof
  • [2/5] Central Park par Guillaume Musso
  • [2/5] Amours risibles par Milan Kundera
  • [2/5] Mars la Rouge par Kim Stanley Robinson
  • [2/5] Artemis Fowl #5 par Eoin Colfer
  • [2/5] Une fille dans le vent par Maeve Haran
Lectures à oublier
  • [2/5] Écrits fantômes par David Mitchell
  • [2/5] EVERYTHING EVERYTHING par Nicola Yoon (critique ici)
  • [2/5] L’Élite par Kiera Cass
  • [1.5/5] Des éclairs par Jean Echenoz
  • [1.5/5] Chroniques du Monde émergé par Licia Troisi
  • [1.5/5] Réseau(x) par Vincent Villeminot
  • [1.5] Le jeu du maître par James Dashner
  • [1.5/5] 7 secondes par Tom Easton (critique ici)
  • [1/5] Hope in a Jar par Beth Harbison

En même temps, toute la terre et tout le ciel par Ruth Ozeki

Lorsque je lis le résumé au dos d’un roman, j’espère ne pas y trouver une comparaison avec une autre oeuvre connue — souvent le signe que le livre que je tiens entre les mains en est la moins bonne version. C’était le cas pour En même temps, toute la terre et tout le ciel qui assimilait dès la première ligne le style d’écriture de Ruth Ozeki à celui d’Haruki Murakami, mon auteur préféré. Je n’avais pas de grandes attentes face au roman, mais je m’y suis tout de même plongée en espérant être surprise. Je l’ai été ! Ruth Ozeki a mis sur pied une histoire prenante, avec une profondeur et une noirceur similaires à celles des oeuvres de Murakami. J’ai dévoré les pages où on suivait l’histoire de la jeune japonaise. J’aurais donné une note parfaite à ce roman si ce n’était pas de son principal défaut : une 2ème perspective de lecture qui était absolument inintéressante, à travers laquelle une femme lisait le récit de l’adolescente dans son journal intime. Si En même temps, toute la terre et tout le ciel avait seulement contenu les aventures de la japonaise, ça aurait été à mes yeux un chef-d’oeuvre.

 

Hope in a Jar par Beth Harbison

C’est la première fois que je lis un livre où je dois constamment me rappeler que le personnage principal a 38 ans, et non 15 ans. J’ai terminé cette histoire avec un air ahuri sur le visage : je n’arrivais pas à digérer ce que je venais de lire. Hope in a Jar fait partie d’un genre littéraire — Chick-lit — qui possède rarement du contenu de qualité, visant plutôt une expérience de lecture rapide et légère. Ce n’est pas une catégorie qui me plaît habituellement, mais j’ai généralement su apprécier mes lectures lorsque j’avais envie d’une oeuvre joyeuse et amusante. Ce roman a été tout sauf plaisant à lire et je peine encore à croire qu’il n’ait pas été écrit par une pré-adolescente. Si vous avez envie de voir comment des femmes approchant la quarantaine peuvent agir comme si elles étaient encore au primaire, Hope in a Jar est le choix idéal.

 

Le livre des choses étranges et nouvelles par Michel Fiber

Je n’ai jamais lu un roman aussi bizarre. En apprenant à aimer la lecture, je n’imaginais pas un jour traverser une oeuvre de 600 pages à propos d’un homme qui tente d’évangéliser des extraterrestres sur une autre planète. Et encore moins d’apprécier mon expérience. Le livre des choses étranges et nouvelles démarre dans une direction excitante : un prêtre qui s’embarque dans un voyage interstellaire pour établir une communication avec des êtres dont il ignore absolument tout. Ce roman aurait facilement pu être quelque chose d’autre, peut-être quelque chose de mieux, mais je ne sais pas si ça aurait été aussi marquant. Après la première centaine de pages où on découvre comment les humains ont emménagé cette lointaine planète, l’auteur nous plonge dans une étude de la Bible jusqu’à la dernière ligne de l’histoire. J’attendais en permanence un nouveau développement de situation, une surprise qui prendrait avantage du contexte intéressant du livre. Ça n’est jamais venu. Lorsque j’ai terminé ma lecture du Livre des choses étranges et nouvelles, je me sentais capable de réciter la Bible parfaitement. J’ignore si je trouverai un jour une expérience de lecture plus bizarre que celle-ci. Son étrangeté a fait son charme.

 

READY PLAYER ONE par Ernest Cline

Le titre de ce roman est parvenu à mes oreilles de nombreuses fois au cours des dernières années, proclamé comme étant une oeuvre passionnante pour les adeptes de jeux vidéo. J’ai finalement eu l’opportunité de le lire en mars 2017. READY PLAYER ONE a été une lecture agréable qui n’a cependant pas été à la hauteur de mes attentes. J’ai apprécié le concept détaillé du roman, mais j’ai eu l’impression que l’auteur intégrait beaucoup trop de références aux années 80 dans ses pages. J’en suis même venue à me demander s’il n’avait pas une liste de films, de jeux et de livres du passé à partir de laquelle il choisissait au hasard un titre à glisser dans l’histoire. Le récit de READY PLAYER ONE se déroule dans l’an 2044 : est-il réaliste que les adolescents soient obsédés par des items datant de 60 ans ? Pas à mes yeux. Autrement, l’écriture d’Ernest Cline est un peu trop technique et basique à mon goût, mais le flot de l’histoire demeure entraînant. J’ai bien aimé ce roman et je le conseille à ceux qui sont intéressés par les mondes virtuels.

 

Le Fléau par Stephen King

Quel dommage. Le Fléau est une oeuvre de presque 1000 pages, exploitant le concept d’une épidémie soudaine et mortelle. Cela aurait été un de mes romans préférés de Stephen King s’il n’avait pas choisi de commencer l’histoire par au moins 10 introductions différentes de personnages. Tout juste je commençais à m’immerger dans la perspective d’une certaine personnalité, un nouveau chapitre arrivait et je devais repartir de zéro avec un autre inconnu. Ce défaut m’attriste énormément parce que le roman devient excellent lorsque les personnages commencent à se rencontrer. J’ai complètement adoré ce monde, ce concept, ces caractères différents… Quelle déception de terminer le livre avec l’impression que l’histoire venait seulement de commencer. Les 300 dernières pages m’ont donné envie d’en lire 1000 autres.


Voilà qui résume mon bilan littéraire de l’année !

Avez-vous des recommandations de lectures à découvrir en 2018 ?

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